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Sœur Faustine-Marie novice chez les Servantes des pauvres

Retour sur une vocation

Née à Lomme, Marie, qui deviendra un jour sœur Faustine-Marie, a habité diverses régions de France suivant d’abord ses parents avant de suivre son propre chemin. Cependant sa maman est originaire de Valenciennes, et avec les grands-parents, tous les ans, la famille vivait avec ferveur le pèlerinage du Saint Cordon, faisant le Grand Tour à pieds. Aujourd’hui retraités, ses parents, engagés de la communauté de l’Emmanuel, sont des paroissiens fidèles de la paroisse saint Roch en Mormal.

Cheminement, appel

Pendant son adolescence, la jeune Marie se révolte et refuse de recevoir le sacrement de confirmation. Mais en 2000, son grand frère l’inscrit aux JMJ de Rome où elle se rend en trainant les pieds. Profondément touchée lors du week-end final rassemblant tous les jeunes, elle est retournée par la présence de Jean-Paul II et reçoit toutes ses paroles comme s’il s’adressait à elle, répondant à ses révoltes et à ses interrogations. Le lendemain, elle fait le choix personnel de recevoir la confirmation.

Sa formation d’ingénieur en agriculture en sécurité environnement a amenée Sœur Faustine-Marie à travailler plusieurs années dans des grands groupes industriels comme dans de petites entreprises artisanales. Elle y était heureuse mais ressentait un manque d’unification intérieur : son travail ne comblait pas son besoin de vivre davantage des engagements liés à sa foi, de se mettre au service de l’humain.

Durant sa vie professionnelle, elle se cherche. Ses parents dont elle a beaucoup reçu, sont des repères pour elle. Ils sont fidèles à la messe quotidienne n’hésitant pas à parcourir chaque jour plusieurs kilomètres pour participer à la messe. Il y a aussi le témoignage des autres pratiquants quotidiens, des personnes attachées à leur église de village. Elle se dit que s’ils y tiennent, c’est que la messe est un repère pour leurs vies. Mais la vie paroissiale ne lui suffit pas.

Elle reçoit le soutien de religieuses, de consacrées qui lui donnent envie d’avancer. Et en 2013, elle vit une retraite ignatienne de discernement. Au cours de cette retraite, elle reçoit un appel à se donner radicalement au Seigneur et elle l’accepte ; il lui faudra cinq ans pour trouver son lieu d’offrande.

Rencontre avec les Servantes des pauvres

En contact avec une communauté de sœurs salésiennes, Marie vit avec elles une mission à Lille-Sud, puis en Inde. Elle fera aussi un essai chez les sœurs de Mère Teresa. Mais le déclic ne se fait pas.

Installée dans la région de la Sarthe, un prêtre lui parle des Servantes des Pauvres. Après avoir pris quelques renseignements sur le site de la communauté, elle effectue un petit séjour chez les sœurs. Les offices en latin lui sont difficiles mais ce n’est pas un obstacle qui la rebute. En discutant avec les sœurs, elle découvre le chant grégorien, la richesse de la Règle de Saint Benoit, les raisons de prier en latin, et leur grand attachement à l’Eglise. Elle fait le lien avec l’abbaye de Solesmes où elle avait eu l’occasion d’assister aux offices.

Marquée par le témoignage de cohésion des sœurs entre apostolat, vie de prière et vie communautaire, elle y effectue quelques mois après, un stage de trois semaines. Sur les conseils de son accompagnateur spirituel, elle laisse décanter son expérience.

Au cours d’un séjour à l’Arche, elle aime être au service des personnes handicapées, elle y découvre la gratuité de ce qu’on y fait, la joie de la rencontre avec l’autre et la simplicité des relations, mais il lui manque la vie de prière et la vie communautaire. Son séjour à l’Arche sera ainsi le révélateur de ses aspirations profondes.

Entrée en communauté

En 2018, Marie entre chez les Servantes des Pauvres à Angers. Après son temps de postulat, elle décide d’entrer au noviciat. Elle revêt l’habit de la communauté avec le voile blanc propre aux novices et reçoit le nouveau nom de sœur Faustine-Marie.

Par ce nom qu’elle portait déjà en partie, elle fait le lien avec tout son cheminement et se rappelle sa visite du sanctuaire de la Divine Miséricorde lors des JMJ de Cracovie, sanctuaire où Jean-Paul II et Sainte Faustine sont tous deux vénérés. Dieu est fidèle ; son appel s’enracine dans toute notre histoire où il tisse patiemment des liens profonds avec nous.

Et demain

Le noviciat est un temps de formation à la spiritualité de la communauté, à la vie de Foi liturgique, à la vie communautaire, un temps d’enracinement de l’appel. Les jeunes sœurs n’y exercent pas d’apostolat, mais le mois de juillet est l’occasion d’une plongée dans le service des pauvres par la participation à telle ou telle mission. C’est ainsi que sœur Faustine-Marie est arrivée sur Denain pour participer aux animations de l’école de prière et du Patro. Elle y a été touchée par les difficultés que vivent les enfants sans repères, ces enfants qui ont besoin qu’on leur fasse confiance, qu’on les guide, qu’on les aime.

Sœur Faustine-Marie a confiance dans le Seigneur qui lui a montré sa présence tout au long de sa vie, préparant discrètement les choses longtemps à l’avance. Elle est heureuse d’avoir répondu à cet appel à donner sa vie, un appel qui s’enracine dans un terreau enrichi par toute son histoire. « Sans racines on ne tient pas. Les racines aident à dire : tu peux tout malgré tout ce que tu peux imaginer ». Parce qu’elle sait pouvoir s’appuyer sur la parole de Dieu : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins » (Is 55,8).

Prions pour elle et pour les vocations !

Article publié par Service com • Publié le Mardi 21 juillet 2020 • 533 visites

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