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Une aventure humaine au cœur de la rénovation de l’église Notre-Dame de l’Assomption à Fourmies

Une aventure humaine au cœur de la rénovation de l’église Notre-Dame de l’Assomption à Fourmies

 

Près de quarante bénévoles, membres de l’association locale Les Pascrécelles et habitants anonymes, s’attachent depuis près de six mois à réhabiliter l’église Notre-Dame de l’Assomption, dans le quartier de Trieux à Fourmies. Au-delà de l’aspect matériel, c’est une formidable aventure humaine qui se joue entre ses murs.

 

Le jour de notre visite, Pasquale Corrente, président de la troupe de danse de claquettes Les Pascrécelles, fait le tour du propriétaire, saluant chaque bénévole d’un mot chaleureux. Il retrace les étapes franchies depuis septembre, date du début du chantier de rénovation de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Voilà des années que l’édifice, maculé de fientes de pigeons et dégradé par endroits, était fermé au public.

 

Les « petites mains » des Pascrécelles, qui avaient déjà démontré leur savoir-faire au printemps dernier à l’église Saint-Pierre du centre-ville à l’occasion de quelques travaux de rafraîchissement, ont décidé de relever un défi d’une tout autre ampleur. L’église Notre-Dame de l’Assomption, moins moderne mais tout aussi belle, trône au cœur d’un quartier populaire de Fourmies depuis 1890. « Ici, on refait tout, détaille Pasquale Corrente : les murs, le plafond, les statues, les trois confessionnaux, le chœur, les ornements… » La liste n’est pas exhaustive tant le chantier est conséquent. Pourtant, en six mois seulement, le changement est déjà saisissant. L’édifice est devenu plus clair, plus accueillant et plus chaleureux, embelli notamment dans la chapelle dédiée à sainte Claire par une icône de Notre-Dame-de-Grâce, patronne du diocèse.

 

Chaque jour, une quinzaine de bénévoles se relaient, du matin au soir, pour faire avancer les travaux. « Au total, ils sont près de quarante, précise Pasquale Corrente, avec un accent chantant qui rappelle avec bonheur ses origines italiennes. C’est une belle aventure humaine. Certaines personnes n’étaient pas forcément proches de l’Église au départ, d’autres vivent dans une grande précarité, mais tous poursuivent le même objectif : rendre notre église belle. »

 

Tous heureux de servir

 

Medhi, handicapé à 80 %, est occupé à peindre un mur au fond de l’église. Il confirme cet élan collectif : « Je suis là depuis le début du chantier. J’étais employé dans la métallurgie, puis j’ai été licencié. Je suis quand même mieux ici que dans un fauteuil à regarder la télé. Tout ça me fait du bien. »

 

Au 13 janvier, Pasquale Corrente avait déjà comptabilisé 5 176 heures de travail effectuées par l’ensemble de l’équipe. Sylvie fait elle aussi partie de l’aventure. Elle a trouvé dans ce chantier une seconde famille : « J’ai vécu des choses très difficiles dans ma vie. Grâce à ces deux projets dans les églises, je peux de nouveau avancer. Ils me tracent un chemin. Je donne beaucoup, mais l’Église m’en rend autant. Au début, j’étais là pour rendre service. Depuis que j’ai peint la pietà à Saint-Pierre Fourmies, ma vie a changé. Marie a souffert plus que moi encore : on s’est consolées. C’est elle qui m’a aidée. »

 

Son témoignage inspire toute une équipe d’hommes et de femmes, heureux de servir l’Église et de se sentir utiles. Et c’est sans doute là la plus grande joie de Pasquale Corrente.

Article publié par Service communication • Publié le Jeudi 15 janvier 2026 - 09h09 • 62 visites

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